Décès de Mme Monette Latournerie
Présidente d’honneur de l’Angiil, Monette Latournerie est décédée ce 26 mars 2026.
Infirmière libérale de profession, et puéricultrice, Monette était une femme du Nord : grande, très coquette, yeux pétillants et rire sonore. Femme cultivée, Monette était, aussi et surtout, une femme engagée : elle n’a cessé de se battre pour une meilleure reconnaissance de son métier et de celles et ceux qui l’exercent.
Ainsi, elle participa en 1973 à la métamorphose du « Syndicat des infirmières et infirmiers libéraux du Sud de la France », organisme à portée régionale, en « Syndicat National des Infirmières et Infirmiers Libéraux » (Sniil). Monette y fut d’ailleurs très active, assurant la vice-présidence puis le secrétariat national de 1978 à 1986.
Mais Monette avait aussi compris que la reconnaissance des infirmières libérales passerait par leur capacité à revendiquer leur statut de chef d’entreprise et à rester 100% maître de leur cabinet. En 1978, elle créa donc l’Angiil, afin de faciliter les obligations comptables et fiscales de ses pairs. Elle en restera présidente jusqu’en 2007. Son credo : la sincérité fiscale. Main de fer dans un gant de velours, dotée d’une énergie inépuisable et d’une volonté sans faille, Monette alla plus loin encore : participant à la création de la Fnaga (Fédération nationale des associations de gestion agréées). Pour l’ensemble de son action, Monette fut élevée au rang de Chevalier de la Légion d’Honneur.
Femme s’étant imposée toute sa vie dans des milieux masculins, celui des Ministères puis celui de la fiscalité, Monette était dotée d’une autorité naturelle et d’une tenacité à toute épreuve. Mais elle était aussi humaine, bonne vivante et, surtout, très douée pour transmettre son propre savoir.
A l’Angiil, on se souviendra donc d’elle comme d’une très Grande Dame.






