Développement Professionnel Continu (DPC) : bilan 2024… avant suppression ?
Dans son rapport d’activité 2024 tout juste publié, l’Agence Nationale du Développement Professionnel Continu (ANDPC) dresse le bilan des actions 2024. Ainsi, lors de cette année, 178 511 professionnels de santé (soit 42,6 % de la population éligible au DPC) se sont inscrits à au moins une action de DPC, soit 13,9 % de plus qu’en 2023. Choix a alors été fait en priorité d’actions de formation en e-learning (50,3% des inscriptions) d’une durée comprise entre 7 et 14h : les actions de formation intégralement présentielles ne représentent plus que 22,6% des formations choisies. De plus, les actions mono-professionnelles dominent (93,1% des inscriptions), avec une très forte tendance vers des formations continues qui permettent l’extension des compétences professionnelle (15 000 infirmiers se sont formés à la prescription vaccinale) ou à l’approfondissement de certaines notions (« rééducation des troubles squelettiques » chez les kinés ; « repérage et accompagnement du trouble du syndrome de l’autisme (TSA) et des troubles du neurodéveloppement (TND) chez les adultes et chez l’enfant » pour les orthophonistes et orthoptistes ; « prise en charge de la douleur » pour les pédicures-podologues…)
Reste qu’alors que l’ANDPC s’auto-félicite d’avoir « été au rendez-vous des missions qui lui ont été confiées », son avenir ne semble pas aussi rose qu’il en a l’air. En effet, un rapport de l’inspection générale des affaires sociales (IGAS) publié en mars 2025 préconise de supprimer carrément l’obligation de DPC pour les professions à Ordre. Mais aussi, dans la foulée, de supprimer également l’ANDPC et d’en transférer les moyens à la Haute Autorité de Santé (HAS). But : « garantir une cohérence entre les missions déjà exercées par cette dernière et les objectifs du DPC »… mais aussi atteindre « l’objectif des pouvoirs publics de rationalisation du nombre des opérateurs de l’Etat » et, donc, faire des économies. Affaire, donc, à suivre..
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