Généralisation du mal-être chez les soignants libéraux
La généralisation du mal-être chez les soignants libéraux ne fait plus aucun doute ! Une enquête nationale « Santé au travail et conditions d’exercice des soignants libéraux en France », menée au printemps 2025, le prouve ! Elle émane de notre partenaire, l’association Soins aux Professionnels de Santé (SPS), avec Doctolib et Grenoble Ecole de Management (GEM). Réalisée à partir de 1550 témoignages (mais sans aucun Idel), cette enquête montre que 13% des répondants présentent un burn-out sévère. Parmi eux, 25% de médecins généralistes, 14% des kinés, 11% des sages-femmes, 9% des pédicures-podologues et 5% des psychologues. En cause : une activité professionnelle qui empiète de manière chronique sur leur sphère privée. C’est ainsi le cas « souvent » ou « tout le temps » pour 67% des sages-femmes !. La 2é cause de burn-out provient des menaces ou agressions verbales qui se répètent pour 41% des soignants libéraux. Enfin, les soignants libéraux se plaignent aussi d’un fort déficit de reconnaissance sociale avec des revenus jugés trop bas. 89% des kinés, 78% des sages-femmes, 64% des pédicures-podologues et 58% des psychologues partagent ce sentiment. Dernier point : les tâches administratives empoisonnent également la vie des soignants libéraux. Pour 38% des kinés, les tâches administratives empiètent tout le temps sur l’activité de soin aux patients (22% chez les pédicures-podologues, 20% chez les sages-femmes et 10% chez les psychologues). Les champions du genre demeurent les chirurgiens-dentistes qui, à 50%, se trouvent englués dans l’administratif. Pour mieux connaître l’ensemble des résultats de cette étude, c’est ici !
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